Comment ça marche
Deux jambes, même échéance :
• ACHAT d'un put au prix d'exercice haut — la jambe qui profite de la baisse.
• VENTE d'un put au prix d'exercice bas — la prime encaissée réduit la mise.
Le débit net est la perte maximale ; l'écart entre les deux prix d'exercice, moins ce débit, est le gain maximal.
À l'échéance :
• Au-dessus du prix d'exercice haut : les deux expirent sans valeur. Perte = débit net.
• Entre les deux : le put acheté a de la valeur. Le gain croît à mesure que le titre descend.
• Sous le prix d'exercice bas : les deux ont de la valeur, l'écart est figé. Le gain ne bouge plus.
Exemple concret
Titre à 100 $. Achat du put 110 à 6 $, vente du put 100 à 2 $.
Débit net : 4 $ × 100 = 400 $.
• Titre à 120 $ → les deux expirent sans valeur. Perte = 400 $.
• Titre à 106 $ → seuil de rentabilité (110 − 4). P&L = 0.
• Titre à 102 $ → gain = (8 − 4) × 100 = 400 $.
• Titre à 100 $ → gain maximal = (10 − 4) × 100 = 600 $.
• Titre à 40 $ → gain toujours 600 $. L'effondrement supplémentaire est absorbé par le put vendu.
Ce que le diagramme ne montre pas
Un écart baissier ressemble à une assurance, mais il en diffère sur le point qui compte : il cesse de payer au moment où le sinistre s'aggrave. Une position bornée à la baisse protège d'une correction ordinaire, pas d'un décrochage.
Le put VENDU expose par ailleurs à l'assignation : le titre livré doit être acheté au prix d'exercice, ce qui immobilise le capital correspondant.
⚠ Avertissement AMF
Les options sont des produits dérivés à risque élevé. Les pertes peuvent excéder le capital initialement engagé (notamment pour les positions short non-couvertes). Polaris fournit du contenu éducatif uniquement — ce n'est pas un conseil en placement. Consultez un conseiller enregistré (AMF) avant toute décision et assurez-vous d'avoir l'autorisation de niveau approprié auprès de votre courtier.